WORKSHOP ARCHITECTURAL GAVRES Juillet 2024
Recherche – Doctorat d’Architecture 2025-2028
CONTEXTE ET ENJEUX
Selon les prévisions du GIEC croisées avec les analyses du BRGM et du CEREMA dans le cadre du programme Adapto, plus d’un million de logements /personnes seront concernés à l’horizon 2100 par le risque de submersion marine, partielle ou totale.
Ces chiffres s’expliquent par le fort développement de l’urbanisation littorale à partir des années 1960, combiné à l’élévation prévisible du niveau de la mer, à l’accélération de l’érosion du trait de cote, ainsi qu’à l’action perturbatrice des ouvrages de défense côtière.
Ainsi, à l’horizon 2100 :environ 620 000 maisons et 700 000 appartements pourraient être affectés par une inondation liée au phénomène de submersion marine, pour concerner plus de 1 120 000 d’habitants * . Compte-tenu de l’élévation prévisible du niveau marin, et de l’évolution des doctrines d’intervention de l’Etat et des collectivités territoriales en matière de gestion du trait de côte (cf. dispositions de la Loi Climat et Résilience de 2021 pour l’organisation du recul stratégique, accent sur les solutions d’adaptation fondées sur la nature et la gestion souple du trait de côte), la stratégie de l’endiguement trouve nécessairement ses limites, tant d’un point de vue économique que technique (cf. projet DIBIM – financement ANR 2023 )
Si à ce jour, de premiers travaux de recherche ont été menés ces dernières années sur la prise en compte du risque inondation dans la conception ou l’adaptation de l’architecture, du paysage et des villes, les épisodes inondables que connaîtra une grande partie du littoral français d’ici 2010, selon les prévisions du GIEC croisées avec celles du BRGM, ont un aspect très particulier lié à leur caractère définitif Cependant, aucune étude n’a jusqu’à présent porté sur l’avenir des bâtiments touchés par cette submersion, si ce n’est dans le cadre d’un projet de déconstruction ou d’abandon dont le coût environnemental, social et humain aura, comme mentionné ci-dessus, des conséquences désastreuses
Le projet de recherche initié par Cycles de Ville au sein d’un consortium de recherche mené avec L’Ensa de Nantes, la maison Glaz, l’Université de Bretagne sud avec l’appui de l’Agglomération Lorientaise, vise à proposer une approche méthodologique et des compétences aux décideurs et gestionnaires de collectivités territoriales, ainsi qu’aux professionnels de l’aménagement urbain et territorial , afin de leur permettre d’anticiper et de préparer au mieux leur territoire à l’arrivée des premières crues , d’une submersion inévitable.
En juillet 2024, Cycles de Ville a organisé et animé un workshop de qqs jours , à Gavres , dans le morbhian, territoire soumis à ce risque de submersion, de par s très faible altitude et son relief plat et sableux, à l’horizon 2100 . ce territoire avait deja été identifié comme territoire cible et fait l’objet d’étue , de la part des éleves du master AUTELI, à l’université de Bretagne Sud, orchestré par Alice Leloup (architecte paysagiste et maitre de conférence à l’UBS)
Au cours de ce workshop, nous avons tenté de mieux comprendre le phénomène, mais également l’état des infrastructures urbaines et les dispositions existantes vis à vis de ce risque, pour enfin tenter d’imaginer, projeter ce que sera cette autre forme de réalité, le jour ou inévitablement , la mer aura conquis le territoire . A notre grande surprise, cet projections ont reçu un fier accueil des habitants, qui ont vue dans ce travail de quoi peut être calmer leurs inquiétudes, du moins nourrir un imaginaire fertile, autour de la notion de paysage lacustre, pour un jour, peut-être vivre , ou voir vivre leurs petits enfant dans un territoire nouveau, onirique, innovant, résilient , pré-adapté …..













